Tractions Vertes 01 - Jean-Pierre Hossann Zoom

Tractions Vertes 01

Jean-Pierre Hossann

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30x45
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Tirage
FineArt
Baryta Hahnemühle 315g
Contrecollage
Dibond 2mm
barres
accrochage
Caisse Américaine
Bois Noir
Impression plexi
Type "Diasec"
Chassis rentrant
À partir de

75,00 €

LieuPolisot, France
Nombre de tiragesEDITION LIMITÉE à 50 tirages
Date de la prise de vue2 février 2011
Support originelNumérique
FormatHorizontal
PériodesPost-2010
CouleursVert
CollectionPassion
Jean-Pierre Hossann
Jean-Pierre Hossann

J'ai très vite été attiré par les voitures. Dès l'âge de 3 ans, en 1965, je possédais déjà une petite collection de miniatures Norev en plastique au 1/43e. Les Simca Aronde, Peugeot 403 et autres Renault Frégate n'avaient plus de secrets pour moi. Juché sur la banquette arrière de la Citroën ID 19 bleue de mon père, je m'amusais à identifier les autos qui nous suivaient. Un vrai jeu !

C'est au lycée, à Strasbourg, que je rencontre trois passionnés d'automobiles : Christophe, Michel et François. A nous quatre, nous formons un groupe atypique de jeunes collectionneurs de modèles au 1/43e. Nous sommes en 1978, une année très florissante pour nous, avec des bourses d'échanges fort bien achalandées. Deux ans plus tard, je décroche mon permis à l'âge de 18 ans, et dans la foulée j'achète une Autobianchi A 112 grise.

Avec Christian, un mordu d'automobiles d'exception, nous avons l'idée en 1984 de créer un club : l'APAS (Amicale des Passionnés d'Automobiles de Strasbourg). Le but : se déplacer en France, mais aussi en Allemagne, Suisse et Italie, afin d'assister à des concentrations et faire de nombreuses photos. Notamment de Ferrari, Lamborghini, Maserati, Aston Martin : quatre marques incontournables à nos yeux.

Au printemps 1986, par hasard, je feuillette le magazine Auto-Passion dans lequel j'apprends que la rédaction lance un concours du "meilleur article". Comment y participer : raconter une histoire autour de l'automobile, abondée de photos. Providentiel : avec mon ami Christian, nous venions de nous rendre en Suisse, en quête de sensations fortes. Avec des souvenirs tout frais plein la tête : une concentration Ferrari en Italie, et un passage en Suisse au garage Graber. Dans sa vitrine, cinq Ferrari 288 GTO flambant neuves. Cerise sur le gâteau : de retour à Strasbourg, par la ville allemande de Kehl, nous voilà nez à nez avec un prototype d'essai Porsche 959 à l'arrêt dans une station-service Aral. Photos ! Banco : j'ai remporté dans la foulée le premier prix du concours Auto-Passion. Et si je faisais des reportages à l'avenir, à un rythme soutenu ? En 1987, je propose mes services à la rédaction de La Vie de l'Auto.

Ok pour eux et pour moi ! Depuis lors, je n'ai cessé de me rendre à des manifestations et chez des collectionneurs, au niveau international.

Début décembre 2009, j'ai une révélation pour la face cachée du décor : les épaves abandonnées dans la nature. Robert, un ami passionné d’automobiles anciennes, me contacte et me demande si une forêt truffée de 300 épaves était dans mes cordes. Le 10 décembre, nous voilà tous les deux à Châtillon, en Belgique. Extraordinaire !

Passionné de voitures, mais aussi de photographie, j'étais au paradis. Le déclic : Polisot en 2011 et 2013, puis Brazey en 2016 ont constitué pour moi un nouvel Eden. Celui où la rouille et la mousse règnent en maitre. Désormais, j'allais chasser les épaves en compagnie d'autres adeptes de cette passionnante discipline. Objectif : magnifier les Belles endormies par l'image.

Polisot : la casse du siècle ?


C'est indirectement grâce à Robert, un ami passionné d’automobiles, que j'ai découvert cet endroit hors du temps, un village situé dans l'Aube. En décembre 2009, lors d'une réunion mensuelle d'anciennes, il m'a mis l'eau à la bouche avec une casse à découvrir à Châtillon, en Belgique. Action - réaction : en début d'année 2010, un article complet de ma plume parait dans La Vie de l'Auto. A l'automne, je reçois un appel de Patrick, membre actif d'un club de voitures anciennes de Strasbourg. Il me demande si je suis toujours intéressé par les épaves. Oh que oui ! Et voilà l'histoire qui allait marquer un tournant décisif dans mon parcours de chasseur d'épaves. Patrick avait fait un voyage en autocar avec son club, direction le salon de Reims, au printemps. En route, le chauffeur a manqué une sortie d'autoroute et a dû se résoudre à prendre la suivante, en rejoignant Reims par de petites routes départementales. En chemin, quelques occupants du car se mettent subitement à hurler : stop ! Placés en hauteur, ils venaient de repérer une énorme casse disséminée dans une forêt. Juste le temps d'identifier quelques Simca 5 et autres avant-guerre rongées par la rouille, et les voilà repartis au bout de quelques minutes, sans faire de photos. Le chauffeur était pressé !

Bien-sûr j'ai posé la question cruciale : c'était où ? Patrick était incapable de me donner des renseignements précis, mais par recoupements, j'avais fini par comprendre que le fameux endroit était situé près de Troyes. A l'ancienne, j'achète la carte Michelin au 1/200 000e concernée et je me rends à l'évidence : Polisot est donc bien ce fameux village. En passant par les Pages Blanches, je tombe sur un garage. J'appelle de suite, et son propriétaire ne tarde pas à me répondre : oui, la casse est bien située tout près de chez lui. Par chance, c’était un fidèle lecteur de La Vie de l'Auto et il avait lu mon article sur la casse de Châtillon. Sans me faire de promesses, il m'assure qu'il allait en parler au propriétaire des lieux.

Coup de théâtre le 31 janvier 2011 : de passage à la rédaction de La Vie de l'Auto en région parisienne je reçois un coup de fil inespéré de Patrick qui m'informe que M. Martin, propriétaire de la casse, était prêt à me recevoir dès le lendemain. Et dire que le 1er février c'est mon anniversaire, quel beau cadeau ! Sur place, M. Martin, en toute confiance, me donne carte blanche pour faire des photos. En l'espace de trois heures, de 13h30 à 16h30, je mitraille des centaines de clichés. Une date à graver dans le marbre : ma plus belle découverte à ce jour.

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